photos en bas de texte... pour les impatients

C’était un matin similaire aux précédents. Chaleur. Sommeil insuffisant. La décision fut pourtant rapide.

 

Toilette de chat. Grand verre d’eau bien « glace ». Je check le Nikon. Peccab. Coup d’œil à nouveau. Enfin un soleil sans voile nuageux. Que donne le décor ? Le temps de cheminer et ce sera nickel.

 

Il faisait bon. Ti vent frais. 17°C. Les cloches sonnaient sept heures. Déjà les ombres épaississaient.

 

Le martin-pêcheur, pour je ne sais quel motif, était surexcité. Deux passages au-dessus de moi, des virages prononcés en rasant la rivière. Cool. Un hochequeue des ruisseaux, des pigeons et des tourterelles turques me regardaient, tandis que le ballet des martinets noirs s’intensifiait, donnant la réplique aux arabesques des hirondelles à croupion blanc (l’hirondelle de fenêtre).

 

J’y étais. Calage de l’appareil photo sur 100 ISO. Diaphragme à F/11. Okay assez de vitesse. Vérif de la profondeur de champ. Picture Control couleur puis je doublerai en noir et blanc. Autofocus automatique. Shoot en manuel avec sous-expo de -1IL pour densifier les noirs (mais je ferai le plus gros du travail en chambre blanche avec NX2 et ses fabuleux points de contrôle).

 

Ouais !  Bof. Clic clac. Humpfff. Iuuuuuu !!! Bouge. Encore ! Retourne sur tes pas. Décale-toi. Baisse-toi. Allonge-toi. Non ! Debout. Plus à gauche. Voilà. Oui. C’est bon ça ! Mince le truc, là, gênant. Recommence. Furte. Aiguise ton instinct !

Au 50 mm, il faut « renifler » la scène. Être au taquet. Se gorger d’un calme tumultueux. Hyper concentration requise. Tout donner, il faut. La paresse intellectuelle générée par le zoom n’existe pas. Faire corps avec le reflex et pour citer Cartier-Bresson « Photographier c’est mettre sur la même ligne de mire la tête, l’œil et le cœur. »  Ça c’est ben vrai mon Riton !

 

Je ne mitraille pas. Je pense. J’observe. Je veux sentir ce moment magique, cette fraction suspendue, cet instant où le rideau tombe et enfin je sais, enfin je le ressens, enfin j’ai LA bonne image.

Cela s’est produit. Coup d’œil sur l’écran. Vi. À priori pas trop mal.

 

Piaf sympa pour regagner le domicile avant d’avaler le petit-déjeuner. À moins de deux mètres, un mâle de rouge-queue noir chasse des insectes et des araignées sur le crépi beige, rugueux et sale d’un hôtel-café-restaurant promis à la démolition.

 

Ma séance sur le parking des Tonneaux est achevée. Elle a duré dix minutes, de 7 h 01 à 7 h 11. À 7 h 25, l’ambiance avait disparu ; soleil trop fort donc plus d’ombres projetées.

 

Je n’ai pris que 14 photos. J’ai gardé la n°13. La 14 me plaisait aussi. C’est la même en monochrome, mais sur la 13, deux apus apus giclent dans le ciel. Ainsi je l’ai bossée en noir et blanc ; la couleur me perturbait trop, elle brouillait la lecture.

 

Sur l’ordi, une fois la derawtisation effectuée, j’ai remarqué une belle dynamique. Un jeu lumières-ombres, un jeu de triangles. Que faire de cette création ? Pourquoi pas une couverture de roman ?

 

C’est parti. Tout s’enchaîne easy. Au départ » pour titre j’avais trouvé « SOHO » . Pas convaincu. SLOW a surgi. Patronyme de l’écrivain, yes. Nom de la maison d’édition, cela dépendra du thème. Code ISBN à créer et regarder sur le net s’il ne correspond pas à un ouvrage réel.

 

Recto construit. J’aborde le verso à toute blinde. Export en PDF. Correction des coquilles. Nouveaux PDF…

À vous de juger, d’apprécier ou pas, en cliquant sur les boutons ci-dessous. Ciao ciao.